En début de semaine, VirginMega a lancé son offre de vidéo à la demande. Déjà présent sur le marché du téléchargement musical, la filiale du groupe Lagardere mise sur les bienfaits des synergies de contenus pour convaincre les studios.
Le catalogue est pour le moment relativement pauvre, les produits d'appel étant l'excellent "Sin City" de Robert Rodriguez, "Kingdom of Heaven" ou encore les "Poupées Russes".
En ce qui concerne le modèle, les contenus sont disponibles en location ou en achat. On pourra d'ailleurs noter que ce modèle "mixte" est le dernier né dans la jungle des offres VOD où cohabite location, achat, paiement à l'acte, abonnement, streaming, téléchargement ou encore financement pour la publicité.
Ce qui nous donne nombre élevé de combinaisons pour autant business modèles. Quelle sera l'offre qui se dégagera à moyen terme ? Epineuse question à laquelle les acteurs devront répondre. Les capacités de chacun à s'adapter aux changements rapides du secteur seront alors déterminantes.
VirginMega entre sur un marché en plein boom ( le nombre de fournisseurs de VOD à été multiplié par 10 entre 2002 et 2005) où il sera en concurrence avec les FAI et leur fameuse offre triple play, les diffuseurs tel Canal Plus, les spécialistes de la location, les distributeurs de produits culturels (Fnac, etc.), les moteurs de recherche ou encore les acteurs des marchés de niche (contenus pour adulte, animations japonaises, etc.)
Enfin, une menace latente pèse sur tout ce beau monde : les ayant droits pourraient être tentés de bypasser les distributeurs et constituer leur propre plate-forme.
Terminons cet article par un élément important du secteur : la date de mise à disposition des contenus en VOD n'est pas encore claire. En général cette date sortie intervient entre la sortie vidéo et celle des offres à péage. Mais aux USA, les studios ont déjà autorisé certains sites à diffuser des films en même temps que la sortie vidéo.


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